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Article paru dans La
Presse Riviera du 29
février 2000
Chevaux, skis et
cow-boys...
Une foule curieuse de près de 300
personnes est venue sous le ciel bleu pour
admirer la plus belle conquête de l'homme.
Une journée magnifique, organisée
par un grand amoureux des équidés
surpris du succès de la fête.
Norbet
Chabloz est satisfait: "Sur les trente
chevaux présents, j'en ai trois qui
vont tourner. J'espère pouvoir faire
un tour. Mais au pire des cas, je le ferai
aux longues rênes. C'est un peu notre
spécialité!" Le voeu de
l'organisateur sera exaucé.
Tranquillement, les premiers concurents se
sont élancés sur la boucle de
500 mètres préparée avec
soin. Il n'y a pas d'affolement pour ces premiers
"runs" de vitesse. Puis les cavaliers
de St-Martin - dans le canton de Fribourg
- arrivent en force. Facilement repérables,
avec leurs parkas à carreaux rouges
et noirs, mais aussi grâce à
leurs Stetson, célèbres chapeaux
de cow-boys. La délégation du
petit village près d'Oron cultive depuis
pas mal de temps le style western. Ils organisent
chaque année une fête country
dans leur fief, le jour de la fête des
mères. La famille Arnold des Plans-sur-Bex
est présente. Philippe Isabell des
Diablerets est venu en proche voisin et grand
passionné des chevaux.
Avant midi, les spectateurs impressionnés
ont pu assister à plusieurs passages
en longues rênes. Ce qui est la formule
la plus ancienne du skijöring, puisque
c'est le skieur tracté qui conduit
le cheval.
A ce petit jeu, Norbert Chabloz est parfaitement
à l'aise dans ses chaussures de ski.
Impressions: "J'aime beaucoup les chevaux.
J'aimais bien faire du ski, mais à
présent, je préfère me
faire tirer par un cheval. C'est un sport
très ancien. En Suisse, il n'a jamais
totalement disparu. Tout le monde connaît
les courses de St-Moritz, qui sont importantes.
Dans les Alpes Vaudoises, il y a eu les Plan-sur
-Bex, et aussi les Diablerets, la semaine
passée. Mais ça fait plaisir
de voir que dans la région, ce sport
repart ainsi. Aujourd'hui, il y a une toute
bonne équipe de Fribourgeois, avec
laquelle nous avons beaucoup de plaisir."
Norbert Chabloz ne vit pas que par les chevaux:
"Au départ, je suis agriculteur.
De plus en plus, on nous demande de la diversification.
Alors je me suis dit, pourquoi ne pas joindre
l'utile à l'agréable. On a peut-être
un peu de peine à tourner financièrement,
mais les gens jouent le jeu, et grâce
aux nombreux bénévoles, aux
commerçants des Mosses et du Pays-d'Enhaut,
nous arrivons à organiser des manifestations
comme celle-ci."
L'agriculteur de l'Etivaz est surpris de voir
autant de monde: "Je suis content, je
vois beaucoup de gens qui faisaient du cheval
avant nous, des anciens Dragons, ou des personnes
qui ont un cheval à l'attelage. Ils
sont là pour nous soutenir. Ca fait
plaisir de rencontrer des anciens cavaliers
qui viennent nous regarder."
(chr)
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